• Concours n°1 - Texte n°3

    Harmonie

     

    Le soleil brillait haut dans le ciel, inondant la vallée d’une douceur bienfaisante. Je m’allongeai dans l’herbe fraîche et parfumée, laissant la chaleur de l’astre de Rê caresser mon visage et mon corps que mon short et mon débardeur découvraient en grande partie. La vague de bien-être qui m’envahit me fit fermer les yeux. Le monde me semblait si beau d’ici, allongée au milieu de ces pâquerettes, abandonnée aux étincelants rayons du soleil !

     J’ouvris les yeux et me tournai vers lui. Il se tenait à ma droite, savourant aussi le bonheur de cette journée d’été. Il  prit conscience que je l’observais et me sourit, d’un sourire large qui creusait d’irrésistibles fossettes dans son si beau visage. Il me tendit la main et je la serrai dans la mienne. Sa peau était d’une douceur légère, veloutée, dont je ne pouvais m’empêcher de me délecter. Avec la lumière qui allumait des reflets d’or dans ses cheveux châtains et l’éclat heureux de ses grands yeux bleus, je le trouvais encore plus magnifique que d’ordinaire. Il me regardait ; mieux, nous nous regardions, et il me sembla que rien au monde ne pouvait être plus beau que cette harmonie, que cette communion qui nous habitait et dont le sentiment de plénitude nous emplissait tous entiers. C’était comme si un lien invisible nous unissait tous deux au monde qui nous entourait. Comme si les plantes autour de nous, les papillons agitant leurs ailes colorées dans l’air parfumé et les oiseaux chantonnant avec insouciance dans les branches d’un hêtre ne faisaient qu’un avec nous, avec le monde. Chacun de nous n’était qu’une part infime d’une entité immense, nous étions connectés dans un réseau invisible qui s’étendait bien au-delà de nos êtres propres.

    Le gazouillement du ruisseau qui bondissait joyeusement vers de lointains horizons imprimait en moi sa mélodie d’amour. Main dans la main, nous nous tournâmes vers le ciel. Il était d’un bleu profond, presque uni, et s’étendait à perte de vue. Alors un sentiment de paix me submergea. Je ne m’étais jamais sentie aussi bien, en accord  avec moi-même et avec la terre. Je n’eus pas besoin de le regarder pour savoir qu’il ressentait la même chose : je le savais. Un sourire étira mes lèvres. Tout était à sa place, dans la plus parfaite harmonie.

     


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